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LE PRESIDENT – STEPHANE FELIX VERT-PRE

AGIR SANS VOIR

Félix Stéphane VERT-PRE

né le 07/01/1953 Quartier CAMBEILH au Robert - 97231

Tél. siège social AGIR SANS VOIR : 0596 527 502

Tél. siège social HANDIFM972 : 0596 745 728

@ : agirsansvoir@gmail.com

  • Aveugle depuis le 22 décembre 1980.

  • Sportif depuis 1969.

  • Boxeur professionnel en Allemagne et en Belgique.

 

 

Né voyant monsieur STEPHANE FELIX VERT-PRE devient aveugle à l’âge de 28 ans, suite à un accident de boxe. RAPPEL : Né le 07 janvier 1953 au Robert Martinique, le jeune FELIX tout juste 18 ans quitte la Martinique en 1971 pour l’hexagone afin d’exercer son service militaire jusqu’en 1972. Passionnée de Boxe il demande à intégrer le Club de Niort, et commence à s’entrainer sans relâche. Plus que passionné le Grand FELIX sportif et costaud fera mille et une escapade lors de son service militaire afin de vivre et aimer ses entrainements. Fin du service militaire et libéré à la ville de Dunkerque, et suite à l’obtention d’un CAP en soudeur, il intègre la ville de Dunkerque pour y travailler aux chantiers navals. A cette même époque FELIX fait la connaissance de Monsieur ANDRE VERCOUTERE qui dirige un club de boxe, entrainé par MESSIEURS FRED CORASON « Antillais « et JO CURPIANI »Africain », ainsi que JEAN DERC, FELIX désespère de na pas boxer et change de Club en 1973. FELIX s’installe au sein du Club de boxe géré par MONSIEUR ANDRE GAUBERT, et cela toujours dans la ville de Dunkerque. Avec 80 combats à la clé, FELIX VERT-PRE boxeur amateur, voyage en France, en Allemagne et en Belgique ce qui lui vaut de remporter 3 combats consécutifs lui permettant d’obtenir la licence professionnelle avec le Belge ETIENNE GAUBLOM, en 1977. De 1978 à 1979, FELIX prépare le combat (Ultime combat ) prévu le 02 mars 1979 avec EDMOND LANGUEWOUTERS, combat qui lui sera fatal, en effet malgré son avance de 6 rounds sur son adversaire, FELIX chute violement sur le bord du ring suite au coup fatal de EDMOND LANGUEWOUTERS……….

Vie professionnelle

"  Voyant j’ai vécu une aventure passionnante dans le monde de la boxe de 1971 à 1979  "

Le début et la fin ….

Félix part de la Martinique en 1971, pour effectuer son service militaire. Arrivé au camp, les gardes à répétition ne l’enchantent guère. Costaud, et sportif, « la deuxième classe » demande à intégrer le club de boxe de Niort (Deux sèvres). Requête acceptée, Félix intègre peu de temps après ce club et commence à s’entrainer.

 

Félix Vert Pré, soldat de Fontenay, le comte originaire du Robert, va à la fois échapper à ses gardes de nuit et aimer à la passion, ce sport qui devient plus tard, en Belgique, le métier qui l’aurait mené au sommet si ce n’avait été cet accident stupide, un jour de 1979…

 

Rendu à la vie civile, l’amateur de boxe ne raccroche pas ses gants et retourne à Dunkerque (après un refus de se voir engager dans l’armée) comme soudeur sur les chantiers navals de la ville.

 

Une semaine après, à peine installé, Félix Stéphane fait connaissance avec le club de boxe dirigé par André VERCOUTERE ; quelques leçons, et Félix signe sa première licence.

Les entraînements se font en compagnie de Fred CORASON. (Martiniquais). Jo CUPIANI (Africain) et le professionnel Jean DERC.

Mais, le bouillant Félix trouve le temps long.

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« Ce qui l’intéresse c’est boxer »

Alors, il quitte le club VERCOUTERE pour celui d’André GAUBERT.

C’est à cet instant, que débute la carrière d’amateur de Félix, en 1973…

80 combats qui le mènent en France mais surtout en Allemagne et en Belgique jusqu’en 1979.

 

Arrivé en Allemagne, le club de SCHULTZ le prend par la main pendant quelques temps.

Puis nouveau départ. Félix se rend en Belgique, où il s’installe.

Nouvelle proposition : Félix est repéré par Etienne GAUBLOM.

Ce manager lui propose de devenir professionnel, un professionnel de la boxe si et seulement si il gagne 3 matchs d’affilés.

Comme dit comme fait, Félix remporte ces trois combats, dont un avant la limite et signe sa nouvelle licence.

 

Félix en 1977, devient boxeur professionnel

 

Les dés sont jetés, le Super Walter VERT-PRE attaque une carrière fort honorable qui devrait durer trois ans.

Alors qu’il envisage son retour en France, et prépare le combat qui doit l’opposer au champion Gratien TONA : Félix VERT-PRE va faire l’entraînement de trop.

       Son adversaire, un véritable tueur qu’il mène néanmoins par cinq rounds, place le coup fatal « un terrible direct à l’œil » de Félix.

Lors de sa chute, sa nuque heurte le sol violemment.

       Pour la première fois, Félix met le genou à terre, sans encore savoir qu’il ne va plus pouvoir continuer sa carrière de boxeur.

 

« J n’imaginais pas les risques que je courais » commente aujourd’hui l’ex-boxeur dans sa maison du Vauclin, en se remémorant sa descente aux enfers.

       Le médecin a diagnostiqué, Félix est atteint d’un décollement de la rétine, après avoir décelé une hémorragie interne.

       Une, deux, puis trois opérations chirurgicales, des soins intensifs laissent croire à une rémission.

L’ophtalmologiste de la Commission médicale de boxe de Belgique, pour sa part n’a rien décelé d’anormal, écrivant d’ailleurs sur la licence de Félix Vert Pré «Apte à la boxe ».

       Dix mois plus tard, rien n’y fait, l’œil perd inéluctablement toute vision.

       Sans que l’on sache pourquoi, le deuxième œil de Félix, enclenche le même processus de résorption de la vue, que le premier.

       Rendu méfiant par l’échec des premières opérations, Félix Vert Pré refuse les soins qui lui auraient peut être permis de garder une vision partielle.

 

Il sombre petit à petit dans la nuit totale.

 

SA VIE D’AVEUGLE EN MARTINIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faire front…

 

            De retour au pays, Félix s’installe dans la commune duVauclin. Une seule interrogation s’impose chez lui « Que faire avec son fils Jean-Louis ?»

Accablé de chagrin et de désespoir, il n’arrive plus à se positionner « Vivre avec le souvenir, ressasser la gloire du passé, puis se laisser mourir à petit feu ».

 

       En dépit de toutes ces difficultés, il reprend du poil de la bête et se ressaisit.

Le résultat dépasse l’entendement ; il force l’admiration et stupéfie son entourage qui peine à suivre.

 

       L’homme qui n’a pas de haine envers la discipline qui l’a douloureusement meurtri : La boxe, devient président du Boxing Club du Vauclin.

       Sa première réaction : Marcher tous les jours avec son fils avant qu’il ne parte à l’école.

Main dans la main, image terrible et belle ; celle de l’enfant guidant son père.

 

       Ainsi jour après jour, Félix pu mentalement, intuitivement, sensoriellement, reconstituer un univers à lui, d’une précision ahurissante.

       Chers amis conducteurs, prenez le non-voyant dans votre voiture, si le parcours lui est familier, au virage près il se repérera.

       L’ancien boxeur se repère de manière infaillible. Idem quand il fait du tandem, de la course, de la marche…

Entraînement – Réadaptation

 

       Le processus est maintenant bien au point, pratiquement chaque jour, dès 4h30 du matin. Félix se lève, fidèle client de taxi collectif, il se fait conduire pour l’entraînement à la marche, au François, et à Saint Joseph, pour le footing et le vélo.

 

       Pourquoi aussi tôt, direz-vous, chers lecteurs ?

Les entraînements se font aussi tôt, afin de permettre essentiellement à ses guides de filer après ces dernières, au travail, ou à l’école.

       On aura compris que sans ce solide réseau d’amitié, rien ne serait possible.

       Félix, personne sympathique, ne se plaignant jamais, est payé de retour, on l’aime bien dans son secteur et les aides ne lui font pas défaut.

       Pour la course et la marche, des poignets en cuir lient le guide  à son compagnon aveugle.

       Un élastique permet d’amortir les coups violents inévitables, tout en maintenant le contact. Dès cet instant, la notion de « couple » prévaut.

Même rythme, même foulée, même respiration. Osmose. Le geste synchronisé, en devient presque parfait.

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Le guide c’est " les yeux du non voyant "

C’est l’assurance de vaincre le trou noir.

C’est l’espace retrouvé, à travers une appréciable autonomie de mouvement.

Débarrassé de l’angoisse de l’inconnu, Félix Vert Pré peut alors se concentrer, ses résultants n’en sont que plus satisfaits.

Ses entraînements d’abord.

Alternativement, Jean Luc Ledoux (junior) et Jacques Jesbac (sénior), membres du Cyclo-club Franciscain, pédalent en leader. Leur coéquipier, Félix, abat sans broncher ses 45 Kms, tout en reconnaissant infailliblement tous les secteurs empruntés.

 

       Félix ne s’arrête pas en si bon chemin.

Cette fois sous l’égide des guides, Alain URSULET, entraîneur du Club Franciscain, et Joël GALLION, spécialisé en demi-fond, Félix réalise la course pédestre.

Deux mois et demi seront nécessaires pour la seule préparation du semi-marathon (21 Kms).

Une épreuve qui fit dire à Félix, comme une chose qui va de soi :

« 1h30 serait un bon temps »

 

       Continuant sa route de bon combattant, Félix se juge capable de marcher pendant très longtemps.

 

       C’est à ce moment, que Félix use régulièrement ses partenaires, Régis VICTOR de  Saint-Joseph et Guy PIERRE de Fort-de-France.

 

       Manifestement, Félix se lance des défis.

Obstiné, il les relève et ne cesse d’aller plus loin dans la performance.

 

Ainsi a-t-il réalisé en 9h09, la course Trinité – Vauclin, parcouru 7 000 Kms en tandem dans le cadre du challenge Europa (huit pays traversés).

       A Fontenay-sous-Bois, sur une distance de 20 Kms, le sportif aveugle s’offre le luxe de rafler la médaille argent.

Passons, histoire de ne pas lasser, les triathlons et autres épreuves de natation, du genre St Pierre/Fort-de-France (en compagnie de Jacques Sicot).

 

       C’est tout bête, chez VERT PRE, l’exploit est tellement omniprésent que son énumération devient monotone.

 

Un comble !

 

Certains de ses exploits, notamment pour le Téléthon ont été pilotés par Antenne 2 au bénéfice des handicapés.

Son quotidien

 

A ce stade, les activités de Félix VERT-PRE ont quelque chose d’étonnant, qui forcent le respect.

 

       Félix est aussi qualifié de bricoleur né, mécanicien, plombier etc…

       En effet, notre homme refait en totalité l’installation sanitaire de la maison de sa mère, avouant dans un souffle, avec un rien de regret

« qu’il fallait quelqu’un d’autre pour la soudure ».

 

Et puis, tant qu’à bricoler, pourquoi ne pas changer sur sa Mercedes 450, ramenée de Belgique, le moteur V8 pour six cylindres en ligne ?

Le garage Mercedes affirme au non voyant que c’était impossible, le second moteur étant trop volumineux.

       Avec son mètre en braille, Félix estime le contraire, et se lance dans l’opération. Avec un ami, il accroche un palan au balcon de sa maison et entreprend d’extraire le moteur défaillant, installant sans coup férir, le fameux six cylindres, qui entre sans difficulté, aucune, n’en déplaise à l’homme d’art.

 

       Incollable sur la taille des clés, roi du piston et du segment, VERT-PRE éclate de rire à la seule pensée de notre tête qu’il imagine (à juste titre) ahurie devant les tripouillages, évoquant plus la mécanique de précision que le bricolage ordinaire.

 

       Enfin pour faire bonne mesure, Félix est également musicien et un bon.

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